Imaginez une voie verte qui serpente à travers les champs, les étangs et les piscicultures du Pays de Caux, où l’horizon se teinte de bleu chaque juin. C’est exactement ce que propose la Véloroute du Lin — une immersion douce et silencieuse au cœur d’un savoir-faire qui remonte à l’Antiquité.
Tracée sur une ancienne voie ferrée désaffectée, cette route ne ressemble à aucune autre. Elle relie la mer à la mer, de Fécamp à Pourville-sur-Mer, en traversant des paysages que peu de gens connaissent. Et ça, c’est déjà une excellente raison d’enfourcher son vélo.
De Fécamp à Pourville-sur-Mer — la mer comme point de départ et d’arrivée
Ce qui rend ce parcours si agréable, c’est son tracé : l’ancienne voie ferrée. Pas de voitures, pas de dénivelés brutaux, juste une ligne douce qui s’enfonce dans les terres et déroule devant vous champs de lin, étangs scintillants et parcelles de cresson. Le Pays de Caux dans ce qu’il a de plus authentique.
Au fil du chemin, on croise d’anciennes gares, parfaitement conservées, qui rappellent l’époque où des trains sillonnaient ce territoire. Elles font office de repères et donnent au parcours un charme nostalgique tout particulier.
Des champs de lin à perte de vue, des étangs où se mirent les nuages normands, une ancienne voie ferrée devenue coulée verte… La Véloroute du Lin est l’une de ces routes qu’on garde longtemps dans les jambes et dans la tête.
Le lin, un savoir-faire séculaire — et toujours vivant
Avec 80 000 hectares en Seine-Maritime, dans l’Eure et une partie du Calvados, la Normandie assure à elle seule près de la moitié de la production mondiale de lin. Surnommé l’or bleu de Normandie, ce textile d’exception rayonne bien au-delà des frontières régionales.






